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L’achat d'art et les déductions fiscales

Entreprises, sociétés, artisans, commerçants… n’hésitez plus : faites entrer l'art dans votre entreprise, aidez les artistes peintres du moment et défiscalisez !

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Exposer une œuvre d’art dans ses locaux, c’est :

  • affirmer une identité et afficher des valeurs fortes
  • soutenir la création contemporaine
  • bénéficier de déductions fiscales

Affichez vos valeurs et affirmez votre identité

Faire entre l’art dans votre société, c’est transmettre un message fort à vos clients, partenaires, fournisseurs et collaborateurs.

Si vous souhaitez renvoyer une image forte et dynamique à vos visiteurs, si vous voulez vous différencier de vos concurrents, accroître la réputation de votre entreprise et développer une image haut de gamme, alors n’hésitez plus et embellissez vos locaux grâce aux œuvres d’un artiste contemporain.

L’art contemporain dans une entreprise est un vrai moyen d’affirmer ses valeurs et son identité. En décorant votre salle de réception ou de réunion, ou encore votre hall d’entrée avec des tableaux de peintures contemporaines, vous leur apportez de la couleur et de la chaleur et établissez ainsi avec vos visiteurs une relation plus intime, conférant à vos locaux une dimension plus humaine, renforçant le climat de respect et de confiance au sein de votre entreprise.

L’art devient un véritable outil de séduction !

 

Exposer l’art dans vos espaces de travail, c’est aussi contribuer à l’épanouissement de vos salariés.

70% des salariés trouvent que l’aménagement de leur espace de travail favorise leur performance !

Créer un environnement de travail agréable grâce à l’exposition d’œuvres d’art bénéficie donc aussi  grandement à vos employés.
Sachant que le bien-être de ses salariés est un véritable facteur de productivité, il s’agit pour les entreprises d'instaurer un climat de bien-être au travail, agissant ainsi sur l'esprit d'équipe et sur la motivation de ses collaborateurs.
Et si l’épanouissement professionnel passait par la couleur ?

Finalement, l’art est un moyen économique et rapide pour améliorer le moral, la productivité et le bien-être de ses collaborateurs !

 

Soutenir la création contemporaine

Le mécénat culturel permet, depuis des décennies, d'aider et de promouvoir les arts (que le mécène soit une personne physique ou une personne morale, comme une entreprise)
Pour soutenir le marché de l’art, la loi n° 87-571 du 23 juillet 1987 sur le développement du mécénat permet aux entreprises de déduire de leur résultat imposable l’achat d’œuvres d’artistes vivants : « Les entreprises qui achètent, à compter du 1er juillet 1987, des œuvres originales d'artistes vivants et les inscrivent à un compte d'actif immobilisé peuvent déduire du résultat imposable de l'exercice d'acquisition et des dix-neuf années suivantes, par fractions égales, une somme égale au prix d'acquisition. ». Pour cela, « l'entreprise doit exposer dans un lieu accessible au public ou aux salariés »

S’inscrire dans une démarche de mécénat, c’est investir sur le long terme et soutenir la création des artistes vivants.

C’est donc aussi, par voie de conséquence, un véritable outil de communication qui bénéficie favorablement à l’image de votre entreprise !

 

Bénéficiez de déductions fiscales grâce à l’achat d’œuvres d’artistes vivants

Pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés, et les entreprises individuelles soumises à l’impôt sur le revenu, l’achat d’œuvres contemporaines est 100% déductible du résultat imposable de votre société (cf. article 238 bis AB du Code Général des Impôts).
En période de crises économiques, l'art apparaît comme une valeur refuge.

Et si un peu de culture vous permet de réduire vos impôts alors investir dans l’art est donc, aussi, un bon placement financier !

 

TEXTE INTEGRAL
ARTICLE 238 AB CGI:
Article 238 bis (Loi n° 2003-1311 du 30 décembre 2003 art. 15 I, art. 16 finances pour 2004 Journal Officiel du 31 décembre 2003)

Article 238 bis AB en vigueur – Edition du 1er janvier 2006. Modifié par Loi 2005-1720 2005-12-30 art. 70 Finances rectificative pour 2005 JORF 31 décembre 2005.

Les entreprises qui achètent, à compter du 1er janvier 2002, des oeuvres originales d’artistes vivants et les inscrivent à un compte d’actif immobilisé peuvent déduire du résultat de l’exercice d’acquisition et des quatre années suivantes, par fractions égales, une somme égale au prix d’acquisition.
La déduction ainsi effectuée au titre de chaque exercice ne peut excéder la limite mentionnée au premier alinéa du I de l’article 238 bis, minorée du total des versements mentionnés au même article.
Pour bénéficier de la déduction prévue au premier alinéa, l’entreprise doit exposer dans un lieu accessible au public ou aux salariés, à l’exception de leurs bureaux, le bien qu’elle a acquis pour la période correspondant à l’exercice d’acquisition et aux quatre années suivantes.
Sont également admises en déduction dans les conditions prévues au premier alinéa les sommes correspondant au prix d’acquisition d’instruments de musique. Pour bénéficier de la déduction, l’entreprise doit s’engager à prêter ces instruments à titre gratuit aux artistes interprètes qui en font la demande, l’entreprise doit inscrire à un compte de réserve spéciale au passif du bilan une somme égale à la déduction opérée en application du premier alinéa. Cette somme est réintégrée au résultat imposable en cas de changement d’affectation ou de cession de l’oeuvre ou de l’instrument ou de prélèvement sur le compte de réserve.
L’entreprise peut constituer une provision pour dépréciation lorsque la dépréciation de l’oeuvre excède le montant des déductions déjà opérées au titre des premiers à quatrièmes alinéas.
Concernant les acquisitions d’œuvres d’art : L’article 238 bis AB du code général des impôts précise que les sociétés peuvent déduire de leur résultat imposable de coût d’acquisition d’oeuvres originales d’artistes vivants inscrites à l’actif immobilisé à condition qu’elles restent exposées au public.
Cette déduction s’effectue par fractions égales sur les résultats de l’exercice d’acquisition et les quatres années suivantes pour les oeuvres achetées à compter du premier janvier 2002 (ou des neuf ou dix-neuf années suivantes pour les autres oeuvres suivant qu’elles ont été acquises à compter du premier janvier 1994 ou avant cette date). 
La déduction effectuée au titre de chaque exercice, inscrite à un compte de réserve spéciale, ne peut excéder la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires, minorée du total des autres déductions opérées au titre de mécénat.
Une entreprise qui investit dans l’art et expose ses acquisitions peut effectuer des déductions fiscales sur le résultat de l’exercice d’acquisition et sur les quatre années suivantes.
Les professionnels qui ont acheté des oeuvres originales d’artistes vivants et les ont inscrits à un compte d’actif immobilisé, peuvent déduire du résultat de l’année d’acquisition et des 4 années suivantes par fractions égales, une somme égale au prix d’acquisition dans la limite de 5 pour mille de son chiffre d’affaires HT.
En contre partie de cette déduction fiscale, l’entreprise doit présenter sur 5 ans les oeuvres acquises au public.
Pour les oeuvres dont le prix d’acquisition est inférieur à 5000 € HT, le Ministre délégué au Budget admet que la condition d’exposition au public soit satisfaite dès lorsque l’oeuvre est exposée dans un lieu “accessible aux clients et/ou aux salariés de l’entreprise, à l’exclusion des bureaux personnels ».

L’article 238 bis AB du C.G.I. issu de l’article 7 de la loi du 23 Juillet 1987 prévoit que les entreprises faisant l’acquisition d’oeuvres originales d’artistes vivants, peuvent déduire une somme égale au prix d’acquisition des oeuvres concernées

L’oeuvre est enregistrée en immobilisation. Une réserve correspondant aux déductions effectuées crée au passif du bilan est réintégrable aux bénéfices imposables si l’oeuvre cesse d’être exposée au public ou est cédée.
Dans le cas de cession, les excédents éventuels sur le prix d’acquisition seront assujettis aux régimes des plus-values professionnelles, et bénéficieront pour les cessions au-delà de deux ans de l’imposition à taux réduit.
La cession de l’oeuvre d’art acquise dans ce cas par une entreprise est soumise à la TVA à taux réduit. L’article 7 de la loi du 23 Juillet 1987 prévoit également la possibilité de créer une provision pour la dépréciation de l’oeuvre dans le cas où la dépréciation constatée excéderait les déductions déjà opérées.

Oeuvres d ‘Art et I.S.F
Oeuvres d’art et impôt de solidarité sur la fortune :
Pour toute personne assujettie au paiement de l’impôt de solidarité sur la fortune, les œuvres d’art sont exonérées à l’ISF.
Selon l’article 8551 du code général des impôts : les œuvres d’art, de collection et d’antiquité ne sont pas assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune.
A ce titre, ces biens ne sont pas déclarables (ils ne sont pas mentionnés dans la déclaration d’ISF) et ne sont pas imposables (les sommes consacrées à leur acquisition sont exonérées d’ISF).
L’œuvre d’art ou de collection peut ainsi permettre à son propriétaire de ne pas franchir la barre fatidique des 770 000 euros qui l’obligent à déclarer l’ensemble de son patrimoine. 
Seuls les bijoux et le mobilier ordinaire sont taxés à cet impôt.ime concerne les sociétés soumises, de plein droit ou sur option, à l’impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun ainsi que celles qui relèvent du régime fiscal des sociétés de personnes ainsi qu’au régime des sociétés d’exercice libéral, quelle que soit la nature de l’activité exercée.
Dans le cas d’achat d’oeuvres d’artistes vivants l’objectif n’étant pas d’enrichir les collections publiques, mais de favoriser la création contemporaine, l’entreprise reste propriétaire de l’oeuvre.
Cette déduction qui est pratiquée par fractions égales pendant cinq ans au titre de l’exercice d’acquisition et des quatre années suivantes ne peut excéder au titre de chaque exercice la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires, minorée du total des déductions mentionnées à l’article 238 bis AA du CGI et doit être affectée à un compte de réserve spéciale figurant au passif du bilan.
En cas de changement d’affectation ou de cession de l’oeuvre ou de prélèvement sur le compte de réserve, les déductions pratiquées sont immédiatement réintégrées.
La décision de pratiquer cette déduction relève de la gestion de l’entreprise et n’est subordonnée à aucune autorisation préalable de l’administration.

Les œuvres d’art
Sont exonérés de l’ISF :

* Les tapis et tapisseries : pièces entièrement tissées à la main, sur métier de haute ou de basse lisse ou exécutées à l’aiguille sur canevas.
* les tableaux, peintures et dessins faits entièrement à la main, ancien ou contemporain. Ils peuvent être réalisés sur tout support et en toute matière (exemples : peintures à l’huile, peintures à la cire, peintures à l’oeuf, aquarelles, gouaches, pastels, miniatures, enluminures, dessins au crayon ou à la plume, etc., ).
* les gravures, estampes et lithographies originales anciennes ou modernes, qui ont été tirées en nombre limité directement, en noir ou en couleurs, d’une ou plusieurs planches entièrement exécutées à la main par l’artiste, quelle que soit la technique ou la matière employée. Les gravures peuvent être en taille-douce, au burin, à la pointe sèche, à l’eau forte, au pointillé, etc…
* Les statues et sculptures originales, anciennes ou modernes, en toutes matières exécutées de la main de l’artiste. Lorsque l’artiste réalise des modèles (maquette, projet, modèle plâtre) destinés soit à être durcis au feu, soit à être reproduits en matières dures, soit à confectionner des moules pour la fonte de métal ou d’autres matières, ces maquettes, projets, modèles plâtre sont réputés également oeuvres d’art originales. Sont également considérées comme oeuvres d’art originales, les fontes des sculptures exécutées à partir d’un moulage de la première oeuvre, sous réserve que leur tirage ait été limité quant au nombre et contrôlé par l’artiste ou ses ayants droits. (8 exemplaires plus 4 épreuve d’artistes).
* les céramiques s’il s’agit d’exemplaires uniques entièrement exécutés par la main de l’artiste et signés par lui, à l’exclusion des articles manufacturés, même s’ils sont décorés et signés par l’artiste. L’artiste doit exécuter personnellement les opérations successives nécessaires à la confection de l’objet (mise en forme, cuisson, décoration).
* Les émaux sur cuivre entièrement exécutés de la main de l’artiste et comportant sa signature.
* Les photographies si elles sont tirées par le photographe ou sous son contrôle, signées et numérotées dans la limite de trente exemplaires, tous formats et supports confondu

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